How not to care, how not to dare, when life becomes a choice.

How not to care, how not to dare, when life becomes a choice.
Et jouer à pile ou face avec sa vie. Parce qu'on ne sait pas vraiment qu'on est vivant, la conscience de cette existence est impitoyable : elle brise, elle griffe, elle mord, elle nous gèle de l'intérieur. Autrefois, il était de ces jours, à des instants comme des autres où je me rendais réellement compte de cette effrayante réalité. J'existe, oui, dans ce sens où tout n'est pas à prendre à la légère. Je ne suis pas un personnage de roman, je laisserai une trace sur les gens que je croise, ils pensent et mon image se grave dans leur crâne comme sur une pierre tombale. Parce que vivre c'est mourir. Une seule existence, où tout se joue à chaque minute et les fébriles secondes courent autour de nous et s'impriment dans un grand livre sans que jamais on ne puisse les réctifier ni même, d'une certaine manière, les relire. Je suis, et cela m'horrifie. L'importance de l'existence et de nos choix, même les moindres qui impliquent tant de choses au final et qui nous déterminent. J'ai peur car je ne suis pas immortelle ni fictive, car quoi que je fasse, ce sera consigné. Car être c'est avant tout se pyrograver à la surface du temps. Et je souffre de cette peur, de tant d'angoisse qui finalement est bien normale puisqu'on n'est que des être réels.
C'est la réalité, la palpabilité de la vie qu'il ne faut pas comprendre pour être heureux. Dès que cette pensée m'effleure elle me transie. J'aurais aimé en rester à ces instants fragiles où l'on comprend mais que d'un revers de main, de pensée on peut étouffer et enterrer provisoirement. Mais quand elle est partie il m'a bien fallu comprendre. En entendant parler ces gens j'ai saisi toute la dimension de la vie et depuis je ne peux m'en détacher. J'aurais préféré me moquer de tout et j'essayais. Depuis cela me semble impossible et le moindre de mes gestes, de mes actes, de mes songes m'écorche l'âme. J'ai si froid en dedans, je suis morte de vivre réellement.

Vous ne saisissez pas ? Alors ne cherchez pas à comprendre. Vous ignorez votre chance.
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# Posté le mardi 10 novembre 2009 17:02

" We're guilty 'cause we think we should be stars "

" We're guilty 'cause we think we should be stars "

" And History Books forgot about us
And Bible didn't mention us "

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# Posté le mardi 03 novembre 2009 16:14

Modifié le mardi 03 novembre 2009 16:29

Tears in heaven, Clapton.

Tears in heaven, Clapton.
It was in october. One of those early winter when you're frozen and fragile like leaves in autumn trees.
I saw the sun being swallowed by the night and it seemed to drown so deeply that i thought it would never come again.
So I took a cup of burning tea to warm my frozen heart up. A simple lack of light becoming a lack of color and life.

The world's worn its black and white side. And we turned into photographs, because someday it's all you feel like. Out of the world while you're inside, a shooting star through the night. I knew this room was full of me only because it was empty.

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 14:48

I'm gonna take an iron shirt & chase the devil out of earth !

I'm gonna take an iron shirt & chase the devil out of earth !
Et qui sommes nous ?









L'homme se cherche toute sa vie, parce qu'il n'a pas de but. Aucune prédestination. Alors il se jette dans quelque chose à corps perdu et coeur pendu au seul fil qu'il a trouvé. Travail, Musique, Drogue parfois. Ca lui évite le désagrément de trouver une raison d'être là. Sartre disait qu'on n'était pas homme avant de trouver une cause pour laquelle mourir. La vie dépend donc de ce à quoi on la consacre, oui mais en connaissance de cause. On ne peut PAS jouer à être à travers une excuse. Se battre, réfléchir et se déterminer finalement se révéler à soi. Et ce n'est pas écrit. Rien n'est écrit, vous comprenez ? Alors oui, c'est dur, oui c'est parfois long et certains meurent sans savoir qui ils sont parce qu'ils n'ont pas pris la décision de se trouver. En se cachant derrière un paradoxe : remplir sa vie de vide. Vide de sens. Parce qu'être sans exister est une réalité troublante qui embrase le monde. Et ne dites pas : " mais je pourrais mourir pour mes amis ! " car l'altruisme n'est que très rarement une raison de vivre. Au pied du mur, on est souvent lâches et imbéciles. La fuite comme toujours est notre seule défense contre ce qui nous terrorise : l'Inconnu. Mais plus rien n'est réellement inconnu quand on sait vers où marcher, vers où courire, en une expression : une raison de mourir qui offre une raison de vivre.
Philosophie à deux balles, sans doute. Mais posez-vous la question : pourquoi ne voulez-vous pas mourir ? Parce qu'il " vous reste taaaaant à vivre " et ce " tant ", qu'est-ce sinon des expériences qui nous aident à nous trouver, à grandir, mûrir et devenir simplement qui l'on est. Nous sommes ce que l'on a décidé. C'est tout.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 13:08

Modifié le lundi 02 novembre 2009 10:05